Fragilisée par le climat, par la langue qu'elle ne sait pas parler, par le regard des gens qu'elle ne comprend pas, Sirima se réfugie dans la musique. Elle cherche alors à retrouver tous les sons qui lui étaient familiers dans son enfance, au travers des instruments qui lui sont offerts ou qu'elle a, à portée de ses mains, à l'école. Les percussions (maracas, bongos, tambourin), le ukulele, la guitare, le violon, l'accordéon, les flûtes à bec, le piano...

Elle découvre la pop-musique anglaise et se passionne pour les comédies musicales. Elle retrouve l'église catholique (elle y forme un groupe folk avec ses soeurs) mais aussi la même douleur aux genoux au moment de la prière, bien que des coussins aient remplacé la froideur de la pierre !

Sirima quitte l'Angleterre pour la France. Elle a 18 ans.

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